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Dévoilement... du blog d'Ausenta Dédoublement de la Juvéniste. Voilà l'effet des derniers jours. Alors que je tentais de me faire toute petite sur OB, l'Autre est arrivée. Et je me suis apparue... Entre les sessions de travail intensif au terme desquelles, demain, je gagnerai le droit de prendre des vacances, je me suis - en fait - amusée. Inspirée en cela par mon Lulu de fils merveilleux qui vient de créer un nouveau et très joli blog, j'ai décidé de faire de même... Au retour des vacances, donc, Ausenta - mon double - reviendra en même temps que la Juvéniste dans les terres overbloguiennes. La Juvalterégoïsée P.S. Je pars demain, mais ma maison virtuelle demeure ouverte, de même que la datcha d'Ausenta. Déjà là en pensée, je vous envoie des bises de l'Île-du-Prince-Édouard |
Du temps aléatoire...

Plongés dans le soleil, médina de Fès, juillet 2005
Temps aléatoire des vacances déjà commencé. Les carnets d'une juvéniste se la coulent douce pour le mois qui vient. Hors focus. Du 8 au 21 août, je serai à l'Île-du-Prince-Édouard. Le rouge des teinturiers de Fès ira s'entremêler sur les cartes numériques à celui des terres maritimes canadiennes. Je reviendrai fraîche et dispose pour reprendre et le travail, et les carnets. Éblouie, je l'espère... tout autant qu'au cours des dernières semaines.
Je vous souhaite à toutes et à tous de très belles vacances. Quelques petites notes, peut-être, d'ici le 8 août, puis un peu de silence, donc, avant de reprendre mes déambulations sur la b-logos-sphère. Je pense à vous.
Le Juvaurepos
Murmures 3

Près du restaurant Riad Bahia, médina de Fès, juillet 2005
Rose et ocre. Vendredi de prière. Des hommes en blanc disparaissent dans le murmure des crépis et le calme des mosquées. L'oeil occidental découpe l'espace dans la tranquillité du jour qui luit.
La Juvarpenteuse
Sur la route des capucines...
| Au pays des capucines... Voilà où j'étais au cours de la dernière semaine. Un coup de tête, un autre, une réservation au Gîte la Capucine, la rencontre avec Julie et Alcide. La cuisine d'une chef, une grande, et les meubles raffinés d'un artisan designer. Tout pour le confort des pauvres corps endoloris par le travail et la vie urbaine, vitesse "mach 3". |
Carnets d'une juvéniste au repos (extraits) SUR LE SEUIL (...) Au téléphone, Alcide vante déjà les talents de sa Julie. De l'amour et de l'admiration dans ces compliments qui n'ont rien à voir avec le commerce. Il y a ce désir de faire le bonheur des autres, celui de recevoir l'étranger comme s'il était chez lui. De fait, deux minutes après avoir passé le seuil de La Capucine, l'impression d'avoir déjà fréquenté l'ancienne maison du notaire de Saint-Placide s'impose et, d'ores et déjà, on se promet de revenir goûter la gentillesse et la chaleur de ses hôtes. |
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LE FESTIN... DE JULIE (...) Le potage frais, les cailles sauce aux cerises, le gratin de pommes de terre, l'éventail coloré des légumes. Sanglier, autruche, terrines fines, bouchées à l'avenant, baluchon de pâte phyllo, fromage Oka et pommes, etc. La subjugation totale, le plaisir entier. Manger comme on consomme un tableau dans un musée. J'ai dû laisser là les mots de mon livre. Julie parle toutes les langues; ses petits végétaux ciselés racontent sa passion sur fond de porcelaine grège. Ici, pas de titres ampoulés, les plats ont pour nom la description qu'en fait Julie, des plats-périphrases qu'on voudrait pouvoir lire et relire. |
La Juvemportée
Sauvage

Casablanca, juillet 2005
Je n'ai pas pu résister. L'appel de la campagne, de la nature. Pas même pris le temps d'un petit branchement avant de m'envoler. Un trop grand besoin de solitude. Pause café. Un mouvement sauvage dont j'ai l'habitude. Une nécessité. Partie en catamini, je reviens un peu contrite. Les départs, il est préférable de les annoncer...
La Juvaventurière
Murmures 2

Au hasard d'une promenade sur Talaa Kabira, médina de Fès, juillet 2005
Une porte, une fenêtre. Et, entre les deux, le temps qui passe, qui grignote, qui ramène au promeneur du présent les rêveries des siècles disparus.
Pierre à pierre, mur à mur, le temps moissonne les maçons et appelle le ciment du vivant.
La Juvenréf(l)ection
Revu et corrigé

Traduction néophyte (corrigez-moi si je me trompe) : Le paresseux et le voleur
Un éditeur désire remettre sur le marché un ouvrage très populaire, mais épuisé. Quels choix s'offrent à lui lorsque vient le temps de lui donner une nouvelle vie? Deux options principales peuvent être envisagées: réimprimer ou rééditer.
Si l'éditeur choisit la réimpression, l'oeuvre sera réimprimée sans aucun changement. On parle alors de "retirage". S'il choisit la réédition, l'oeuvre est soumise à un nouveau travail éditorial qui peut viser tant le texte que ses entours. L'oeuvre originale peut être augmentée; des notes en bas de page ou une nouvelle préface de l'auteur peuvent lui être ajoutées. On révisera parfois l'introduction ou on la remplacera par une autre, plus récente, de la main d'une personne "de qualité". Etc.
Dans le cas de la réédition d'un album pour la jeunesse, il arrive non seulement que le texte soit sujet à modifications, mais également que les illustrations soient retouchées ou complètement refaites. Lors de mon séjour au Maroc, j'ai pu mettre la main sur un cas intéressant de réédition d'un court récit destiné aux très jeunes lecteurs.
Impossible, pour l'heure, de déchiffrer l'histoire (la page couverture, toutefois, rappelle une certaine fable de La Fontaine mettant en scène un corbeau et un renard; ici, un corbeau et deux chats!), mais la "réfection graphique" parle d'elle-même. Voyez...

L'original

Sa révision
La facture de chacune des oeuvres permet de penser que plus de vingt ans séparent les deux éditions. Que remarquez-vous de particulier dans ce revampage? Une forte influence du dessin animé américain? Le deuxième album, de fait, est "de son temps". Il reflète une vision "internationalisante" des produits destinés aux enfants.
Cette vision rappelle, mais dans un autre registre, la définition de l'adolescent international: un « miroir modèle pour les jeunes des pays nantis, et [un] idéal pas forcément inaccessible pour ceux des pays déshérités. […] ». Selon l'auteur de cette définition, Philippe Adjutor, la publicité jouerait un rôle important dans la constitution d'une « culture jeune » (on pourrait ajouter à cela le cinéma et le dessin animé et certains ouvrages de fiction qui, aujourd'hui, traversent allègrement les frontières) qui viendrait remplacer la culture d'origine:
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"[…] dans cette imagerie, rien ne semble présenter l’adolescent comme en « passage » vers un autre âge. La perte de son rapport à l’histoire et à la mémoire, au profit du présent et de la modernité fait qu’il se sent moins relié aux générations qui l’ont précédé […] qu’à ses contemporains de l’autre bout de la planète. […] [C]onforté par les références vides, mais rassurantes de la « culture jeune », notre adolescent s’installe dans une immanence dont rien ne le pousse à sortir" Voir l'article "adolescent international" rédigé par Philippe Adjutor dans le Dictionnaire critique de la mondialisation (Paris, Le Pré aux Clercs, 2002, p. 26 et s.) dirigé par François de Bernard. |
Dans les deux double-pages que j'ai insérées plus haut, plusieurs détails méritent l'attention dont certains tendent à confirmer les dires d'Adjutor. Une sorte de "centrisme juvéniste" en lieu et place de références propres à l'environnement immédiat du jeune lecteur. On peut également noter plusieurs stratégies visant un meilleur accès à l'oeuvre et un renforcement des liens avec le public cible.
Je n'en dirai pas plus... Ouvrez les yeux!
La Juvéniste









