Carnets d'une juvéniste

 

Une juvéniste dans la blogosphÚre. B-logos-sphÚre: la sphÚre de la parole.

 

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Carnets d'une juvéniste

Les carnets d'une chercheure en littérature pour la jeunesse. Réflexions, notes de lecture, petites fictions quotidiennes et résonances photographiques au fil du temps aléatoire de la pensée.

 

Goose Girl de Arthur Rackham

 

Qu'est-ce qu'une "Juvéniste"? Le terme que je propose - m'inspirant en cela des appellations en "iste" dont on gratifie mes collègues, qui "dix-huitiémiste", qui "vingtiémiste", etc. - pour désigner les chercheurs qui oeuvrent en littérature pour la jeunesse.

 

Temps aléatoire

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@ 2005 La Juvéniste

 

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Ausenta

"En l'absence de la voix, la présence de la lettre"

Un dictionnaire aléatoire.

Mon deuxième blog et le dernier (!) ...

 

 

 

 

Lundi 6 juin 2005

Pour préparer un voyage, rien de tel que la lecture des auteurs du pays, plus évocatrice qu'informative. J'ai parcouru les guides sur le Maroc, évidemment. Mais je préfère imaginer les saveurs et couleurs marocaines sous la plume de leurs chantres.

 

  

 

J'ai donc commencé la lecture de Rêves de femmes. Une enfance au harem, une vision poético-réaliste du harem des années 40-50, de la sociologue et professeure à l'Université Mohamed V (Rabat), Fatima Mernissi. Sa vision des frontières, influencée par son éducation coranique et son enfance "cloîtrée", diffère de la mienne:

 

L'éducation, c'est apprendre à repérer les hudud, dit Lalla Tam, la directrice de l'école (...) (7)

Les hudud, c'est ce que Lalla Tam interdit. (...) Depuis, rechercher les frontières est devenu l'occupation de ma vie. L'anxiété me saisit dès qe je ne réussis pas à situer la ligne géométrique qui organise mon impuissance. (6-7)

 

Les raisons de cette différence apparaissent évidentes. Ma jeunesse aura été contrainte aussi, mais à l'occidentale. Là, toutefois, où nos expériences se rejoignent sans contredit, c'est dans cette foi en la possibilité que l'imaginaire offre de traverser les dites hudud.

 

 

(...) je jouais à I-msaria b-Iglass (littéralement: la promenade assise), un jeu que j'ai inventé à cette époque et que je trouve encore très utile à présent. Il suffit de trois conditions pour jouer. La première est d'être bloqué quelque part, la deuxième d'avoir une place pour s'asseoir, la troisième d'être capable d'assez d'humilité pour estimer que son temps n'a aucune valeur. Le jeu consiste à observer un terrain familier comme s'il vous était étranger. (8-9)

 

Voilà une activité qui ressemble fort à l'idée qu'Albert Bernard se fait du voyage dans son poème "Les longs voyages".

 

Je me cale dans un coin et je joue à I-msaria b-Iglass. Me viennent des effluves de miel et de thé à la menthe.

 

La Juvimaginant

Samedi 4 juin 2005

Promenade du samedi

 

(Montréal, d'hier à aujourd'huis)

Du temps où les portes avaient un sexe...

 

La Juvéniste

par La Juvéniste publié dans : Climats
Vendredi 3 juin 2005

Premier coup de gueule sur ce blog...

La lecture d'un article récent publié sur son blog par Thierry Lenain m'enjoint à  monter aux barricades, à la défense de l'auteur et de la LJ. Si Lenain n'a pas besoin de moi pour se défendre et s'il ne s'émeut pas de la situation, je souhaite tout de même glisser quelques mots sur cette "affaire"! 

Dans son bref "Pour qui j'écris", l'écrivain relate les paroles d'une spécialiste qui aurait déclaré, il n'y a pas longtemps : "Thierry Lenain, ce n'est pas de la littérature".

J'ignore ce sur quoi s'appuie la dite "spécialiste" pour affirmer une telle chose. Pour faire court, je dirai que Lenain est l'un de mes auteurs fétiches. Dans mon "palmarès" personnel, par exemple, La fille du canal demeure toujours dans le TOP10 des meilleures oeuvres pour la jeunesse de la dernière décennie du XXe siècle.

Quand je dis "palmarès personnel", je réfère à une liste d'oeuvres que j'ai non seulement appréciées au premier rendez-vous, mais dont l'analyse poétique et la lecture herméneutique (cela fera peut-être frémir certains lecteurs ou auteurs; appelons donc cet ensemble, "rencontre intime"!), dans un deuxième temps, auront confirmé ma première impression tout en permettant de faire ressortir la complexité et la littérarité des oeuvres en question.

Le fait de penser que les oeuvres pour la jeunesse ne peuvent être rangées sous la bannière de la "littérature" me met en colère. (Comme celui, d'ailleurs, de penser que la littérature pour la jeunesse ne "mérite" pas d'être étudiée à l'université!) Bien sûr, toutes les oeuvres pour la jeunesse ne sont pas de grandes oeuvres, loin de là, mais toutes les oeuvres pour adultes non plus, loin de là (bis)!

Je l'ai déjà dit: la littérature pour la jeunesse occupe une position singulière dans le champ littéraire du fait qu'elle s'adresse à de jeunes destinataires. Elle doit, à cause de cela et théoriquement parlant, être étudiée telle qu'en elle-même. Cela dit, cette posture particulière n'entrave en rien l'art du véritable écrivain... 

 

Dire de Lenain qu'il "n'est pas de la littérature" (sic), c'est bien mal connaître la littérature...

 

 

Suggestion de lecture: la chronique de Jean Perrot sur l'oeuvre de Thierry Lenain parue dans Citrouille.

Voir aussi sur le site de Thierry Lenain, la rubrique "Bibliographie".

Mes excuses... J'aurais voulu vous citer quelques passages de Lenain, mais (et je me tape ici sur les doigts au moment où mes doigts frappent les touches du clavier!) il faudrait pour cela que je retourne au bureau (à quelques 130 km d'ici...). Ce n'est que partie remise.

Littérairement vôtre,

La Juvéniste

 

 

Vendredi 3 juin 2005

Vous trouvez un livre sur un banc public. Vous ne le savez pas, mais il vous est destiné... S'agit-il d'une scène romanesque? Non. Plutôt d'une opération de "ludisme urbain"... un jeu de "libération du livre".

 

PASSE-LIVRE : QU’EST-CE QUE C’EST ?
C’est un jeu auquel les lecteurs peuvent jouer avec les livres.
Il a été inventé en Amérique par Ron Hornbaker et on estime qu’il y a chaque jour 500 nouveaux lecteurs qui commencent à le pratiquer, dans le monde. Presque 200 000 joueurs par an !
C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus de livres dans des endroits étranges : sur le siège d’un autobus, sur un banc public, sur la table d’un bar...
Attention: ce ne sont pas des livres abandonnés ou perdus. Ce sont des livres “libérés”.
Le nom Passe-Livre. Le cercle invisible des lecteurs a été inventé par la librairie
Leggere per, qui a apporté deux nouvelles idées à l’idée originale du jeu. (Ce court texte est tiré du site du Passe-livre.)

 

"Passe-livre, de main d'inconnu en main d'inconnu" titrait hier un entrefilet du quotidien montréalais Le Devoir. "Des ouvrages sont lancés à la mer comme des bouteilles. L'association des libraires du Québec, en cette année où Montréal est sacré capitale mondiale du livre, inaugurera aujourd'hui le projet Passe-livre" (Cahier C, p. 6).

Le jeu circule et dépasse les frontières des U.S.A. où il a été inventé. Angers, Brest, Grenoble, Napoli, Montréal et Paris s'y adonnent. Trois "protagonistes" sont indispensables pour jouer: 1. le lecteur; 2. le livre et 3. le site. Je vous laisse en découvrir les règles...

Peut-être vous viendra-t-il l'idée de vous y mettre aussi!

 

Ludiquement vôtre,

La ludojuvéniste


 

Vendredi 3 juin 2005

À l'occasion d'une promenade nocturne sur le net, j'ai eu le plaisir de découvrir un article sur les Carnets d'une juvéniste publié par Sébastien Bailly sur l'excellent blog La Feuille - Actualités de l'édition et de l'édition électronique.

Par effet de ricochet sans doute, j'ai également trouvé mention du blog de Jean-Christophe - Shadowline - dans un article du Figaro étudiant sur les jeunes, la littérature et internet.

OB essaime...

 

Échos verts dans la blogosphère

La Juvéniste

Mercredi 1 juin 2005

Que l'énergie soit avec vous...

 

Un passage éclair... entre deux sessions de boulot.

 

La Juvabeille

par La Juvéniste publié dans : Climats
Lundi 30 mai 2005
Détail anodin. Une grille. Sur les fenêtres d'une école. L'innocence contenue.

 

Montréal, quartier Rosemont, mai 2005

La Juvéniste

 
 
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