La Ciudad de las Bestias

Publié le par La Juvéniste

Le premier roman pour la jeunesse d'Isabel Allende. Pour les adolescents.

 

En fouillant sur la toile, j’ai pu constater qu’il ne s’agit pas de la première œuvre d'Allende pour la jeunesse. Elle a publié – en espagnol, au début des années 70 – quelques courts récits destinés aux enfants. Faudrait voir, mais je doute que ces titres soient encore disponibles.

 

On peut découvrir l’ensemble des titres publiés par Allende sur son site, http://www.isabelallende.com/. On y trouve aussi quelques photos de sa famille et un axe du temps qui donne à voir les grands moments de sa vie professionnelle. Ma mémoire me faisant souvent faux bond, j’avais oublié qu’elle était l’auteure de « La maison aux esprits » que j’ai lu au cours des années 80.

 

 

Parce que j’aime bien, pour me reposer et aussi pour avoir  l’impression de voyager, lire dans une autre langue que la mienne, j’ai lu La Ciudad de las Bestias dans la traduction américaine City of the Beasts (Harper Trophy, 2004) (Je ne lis que les ouvrages théoriques en espagnol… plus facile). Intéressant de constater que la traduction française, elle, est titrée La cité des dieux sauvages (Grasset Jeunesse, 2002).

 

Ah, les aléas de la traduction! Des bêtes aux dieux… Les titres espagnol et américain donnent un indice sur la nature de la quête du jeune héros de quinze ans, Alexander Cold, et de son amie Nadia qui accompagnent une expédition du International Geographic partie à la recherche d’une bête sanguinaire, une sorte de Yéti sud-américain. En choisissant de traduire « Bestias » par « dieux sauvages », Grasset vend la mèche! Fini le mystère… Ces grandes bêtes qui vivent dans la ville légendaire d’El Dorado, ressemblent aux derniers géants décrits et admirablement dessinés par François Place dans Les derniers géants (Casterman,1992), mon « album » préféré, en forme de carnet de voyage. Le propos du roman d’Allende, d’ailleurs, ressemble à s’y méprendre à celui de Place.

 

Au contraire de bien des romans pour les jeunes qui évacuent les adultes de l’histoire, La Ciudad de las Bestias met en scène la grand-mère d’Alexander, Kate, une journaliste de renom qui parcourt la planète en quête de sujets chauds. Mais quelle grand-mère! Exit les aïeules gentilles et doudouces. Kate, philosophe minimaliste, croit aux vertus de l’expérience et ne lèverait jamais ne serait-ce que le petit doigt pour aider son petit-fils. « Un voyage de milliers de kilomètres commence par un simple pas », dit-elle (traduction libre). Parfois intransigeante et toujours sèche –  cocasse, cela va sans dire, si on la compare à la représentation typique de la grand-mère bonbon – , Kate trouve sa molle contrepartie dans le personnage de l’anthropologue, Ludovic Leblanc, reconnu pour ses ouvrages (en partie mensongers) et ses exploits (qui relèvent de la fumisterie)! Un message, ici : la vérité est entre les mains des enfants.

 

L’aventure a ceci d’intéressant qu’elle force les jeunes aventuriers à revoir leur perception de leur propre monde à l’aune de celui d’une tribu non encore touchée par la civilisation, les « People of the Mist » qui vivent dans « The Eye of the World ». L’œil du monde, de fait, est ce village où s’ouvriront les yeux des adolescents quant à la menace qu’eux-mêmes, êtres « civilisés », constituent pour ce petit peuple vivant en marge du monde moderne.

 

Bien que je n’aie pu encore mettre la main dessus, une suite de l’histoire – une aventure himalayenne, cette fois – a été publiée sous le titre Kingdom of the Golden Dragon, en anglais, et Le Royaume du dragon d’or, en français. Allende annonce également un troisième tome des aventures qui se déroulera en Afrique.

Dans une courte entrevue, sur le site de Harper Collins, http://www.harpercollins.com/global_scripts/product_catalog/book_xml.asp?isbn=0060589426&tc=ai)

Allende explique qu’elle a écrit ces ouvrages pour ses petits-enfants. Pas étonnant que l’adulte de référence, dans cette série d’aventures, soit une grand-mère…

 

Une dernière remarque….  hors d’ordre… J’espère que le dieu Blog n’est pas une bête…

 

La Juvéniste

Publié dans Pour les ados

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Nanarr 17/04/2009 15:15

Bonjour à vous, et bien je vous tire chapeau bas pour ces explicartions , car pour moi, la compréhension du texte de Isabel Allende m'a donné beaucoups de difficultés , ainsi je me permet , si cela ne vous dérange pas de vous demandez de l'aide sur ce texte que ,vous, avez compris..J'ai des questions auxquelles je dois répondres mais je n'y arrivent pas .Seulement pour moi ce n'est pas sur le texte intégral mais juste sur un morceau appelé : " No me llames abuela ! "Voici l'éxtrait :Había pasado la medianoche y empezaba a nevar cuando el muchachollegó a la calle de su abuela. El barrio le pareció decrépito, sucio y feo, nohabía un árbol por ninguna parte y desde hacía un buen rato no se veíagente. Pensó que sólo un desesperado como él podía andar a esa hora porlas calles de Nueva York, sólo se había librado de ser víctima de un atracoporque ningún bandido tenía ánimo para salir en ese frío. El edificio erauna torre gris en medio de muchas otras torres idénticas, rodeada de rejasde seguridad. Tocó el timbre y de inmediato la voz ronca y áspera deKate Cold preguntó quién se atrevía1a molestar a esa hora de la noche.Alex adivinó que ella lo estaba esperando, aunque por supuesto jamás loadmitiría. Estaba helado hasta los huesos y nunca en su vida había necesitado tanto echarse en los brazos de alguien, pero cuando por fin se abrióla puerta del ascensor en el piso once y se encontró ante su abuela, estabadeterminado a no permitir que ella lo viera flaquear2.  – Hola, abuela –saludó lo más claramente que pudo, dado lo mucho quele castañeaban los dientes.  – ¡Te he dicho que no me llames abuela! –lo increpó ella.  – Hola, Kate.  – Llegas bastante tarde, Alexander.  – ¿No quedamos en3que me ibas a recoger en el aeropuerto3? –replicóélprocurando que no le saltaran las lágrimas.– No quedamos en nada. Si no eres capaz de llegar del aeropuerto a micasa, menos serás capaz de ir conmigo a la selva –dijo Kate Cold–. Quítate la chaqueta y las botas, voy a darte una taza de chocolate y prepararteun baño caliente, pero conste que lo hago sólo para evitarte una pulmonía. Tienes que estar sano para el viaje. No esperes que te mime4en elfuturo, ¿entendido?  – Nunca he esperado que me mimaras –replicó Alex.  – ¿Qué te pasó en la mano? –preguntó ella al ver el vendaje, empapado.  – Muy largo de contar.  El pequeño apartamento de Kate Cold era oscuro, atiborrado5y caótico.[...] Vio maletas, mochilas y cajas tiradas por los rincones, libros, periódicos y revistas amontonados sobre las mesas. Había un par de cráneoshumanos traídos del Tibet, arcos y flechas de los pigmeos del Africa,cántaros funerarios del desierto de Atacama. [...] Hasta entonces Alex nohabía visto a su abuela en su ambiente y debió admitir que ahora, al verlarodeada de sus cosas, resultaba mucho más interesante. Kate Cold teníasesenta y cuatro años, era flaca y musculosa, pura fibra y piel curtida porla intemperie. [...] También estaba orgullosa de no haberse quebradonunca un hueso, no haber consultado jamás a un médico y haber sobrevivido desde a ataques de malaria hasta picaduras de escorpión.  Media hora más tarde Alex había entrado en calor con el baño y estabaenvuelto en una bata, con calcetines de lana, devorando albóndigas decarne con puré de patatas, una de las pocas cosas que comía con agrado ylo único que Kate sabía cocinar.  – Son las sobras de ayer –dijo ella, pero Alex calculó que lo había preparado especialmente para él. No quiso contarle su aventura con Morgana,para no quedar como una babieca6, pero debió admitir que le habíanrobado todo lo que traía.  – Supongo que me vas a decir que aprenda a no confiar en nadie – masculló el muchacho sonrojándose.  – Al contrario, iba a decirte que aprendas a confiar en ti. Ya ves Alexander, a pesar de todo pudiste llegar hasta mi apartamento sin problemas.  – ¿Sin problemas? Casi muero congelado por el camino. Habrían descubierto mi cadáver en el deshielo de la primavera –replicóél.  – Un viaje de miles de millas siempre comienza a tropezones7. ¿Y elpasaporte? –inquirió Kate.  – Se salvó porque lo llevaba en el bolsillo. Lo que más lamento es miflauta –comentó Alex.  – Tendré que darte la flauta de tu abuelo. Pensaba guardarla hasta quedemostraras algún talento, pero supongo que está mejor en tus manosque tirada allí–ofreció Kate.Puis les questions auxquelles je dois répondre : sur la compréhension du texte. ¿Dónde vivía la abuela del muchacho?  2. ¿En qué condiciones llegó a casa de su abuela?  3. El primer contacto entre Kate y Alex: ¿cuál fue la reacción de cada uno?  4. ¿Qué le llamó la atención a Alex en el apartamento de su abuela?  5. ¿Qué estaban a punto de hacer ambos? Justifique su respuesta con elementos sacados del texto.  6. Traduire de la ligne 35 «Hasta entonces...» jusqu'à l. 41 «... picaduras de escorpión»  Puis de l'expression personnelle 1. ¿Qué opina usted del personaje de la abuela?  2. El viaje: escuela de la vida. ¿Qué le parece? Si le sujet vous inspire plus que moi .Très bon Blog . Merci .

walsong 08/07/2005 10:56

Tu apprendras, chère Juv, que les français tiennent le pompon pour dénaturer tout titre leur passant dans les mimines!
Je ne regarde plus les films (DVD donc) qu'en VO (le sous-titrage me gêne moins que la traduction orale des voix françaises.)
Le dernier vu en V.O au cinéma c'était "la Chute" sur la fin d'Hitler. (2h20 de bon prussien mais un régal pour le collage intonation-image!)
Bises de la dragonne à J et L

karma 01/04/2005 16:52

phantasmafameusidéeoriginale! Votre blog très chÈre est d'une qualité remarquable au niveau de l'écriture. feriez-vous partie du corps professoral universitaire par hasard ...?l'émotion que vous transmettez à travers vos témoignages est si perceptible... madame vous venez de m'ouvrir les yeux sur le monde... je peux enfin me délecter de ces infîmes subtilités littérraires et ainsi accéder À une nouvelle dimension...voulez-vous adhérer à notre communauté?nous sommes les adorateurs du dieu bloget rassurez-vous ce n'est pas une bête,je vais vous faire une confidence...il y a de cela bien des années un dieu blog est apparu sur nos écrans il nous a livré un message. Nous sommes les témoins du blog....... salut KARMA XXX bravo m m n