De rattrapage et de clonage

Publié le par La Juvéniste

Après quelques jours pleins de trop d’activités (renouvellement de subvention, lectures, écriture, spectacle, etc.) pour bloguer en paix, je suis de retour. Un peu de rattrapage, donc…

 

Hier, j’ai participé au spectacle « Hymne au printemps » – du titre d’une chanson de Félix Leclerc – organisé par notre département pour célébrer la semaine de la Francophonie. Des professeures, des chargées de cours et des étudiantes ont lu, pour l’occasion, des textes poétiques. Un étudiant a interprété trois chansons de son artiste préféré, Pépé (un chanteur que je ne connais pas, mais qui semble avoir la faveur populaire auprès des étudiants de notre université tel que j'ai pu en juger par les réactions de l'auditoire. Décidément, mes connaissances musicales mériteraient une mise à jour!). J’ai assumé, pour ma part, l'autre partie 'chanson' du spectacle : « Le ciel se marie avec la mer » de Jacques  Blanchet, « Pendant que » et « Les gens de mon pays » de Gilles Vigneault, "L'hymne à la beauté du monde" de Luc Plamondon, etc.

 

Au cours de cette semaine assez chargée, j’ai commencé la lecture de plusieurs romans en vue de la rédaction d'une communication que je présenterai en mai prochain sur les manipulations génétiques dans les romans pour la jeunesse. Depuis Dolly jusqu’aux élucubrations raéliennes, le clonage fait jaser, fait écrire aussi. En littérature pour la jeunesse, il est intéressant de constater qu’aucun sujet chaud n’échappe à l’oeil et à l’oreille des auteurs qui se font souvent les témoins discrets des grands débats de l’heure. Après la drogue, l’anorexie, l’homosexualité, la délinquance qui ont fait les beaux jours des vingt dernières années de l’édition romanesque ( « problem solving novels » dit-on chez les anglos, romans « socioréalistes » chez les francos), voilà que le clonage offre maintenant un riche terreau thématique pour les fictions destinées aux adolescents.

 

J’ai donc commencé à repérer les titres, à parcourir les œuvres. Pour l’heure, et bien que ma recherche soit encore très fragmentaire, je donne la palme de la meilleure œuvre à The House of the Scorpion (Simon & Schuster, 2004. ISBN: 0689852231) de Nancy Farmer. Pourquoi? Pour  la précision de l’écriture, la justesse du propos, l’arrière-plan politique du roman, l’intelligence du traitement et la finesse de la caractérisation psychologique des personnages, surtout celle du héros, un jeune garçon qui découvre qu’il est le produit d’un clonage. Je n’en dis pas plus, question de ne pas en révéler trop…

 

L’heure est venue de retourner à mes moutons (Dolly et les autres). Car la Juvéniste est aussi bergère de livres et son troupeau l’attend.

 

La Juvéniste

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