Séduite par la page couverture et par la quatrième de couverture (ce qui ne fait pas totalement sérieux, mais la chercheure que je suis a aussi ses intuitions et ses passions graphiques!), j'avouerai cependant que le roman Alpha Clone (Paul Thiès, Rageot-Éditeur, 2004) ne m'a pas totalement conquise. Bien que l'auteur ait plusieurs titres à son actif, ce roman laisse à désirer sur le plan de l'écriture. Beaucoup de lourdeurs qu'une lecture éditoriale plus minutieuse aurait suffi à éliminer.
Quelques confusions aussi qui nous font confondre les personnages: le clone David et sa "source", l'adolescent David Lagardie. Dans une histoire de clonage, me direz-vous, pas étonnant. Certes, mais pour que cette confusion soit efficace - si elle est délibérée et devient le centre du propos - elle doit susciter le mystère, être mieux étayée. Or, ici, ce n'est pas la narration qui déplie tranquillement le secret, plutôt de fréquents retours en arrière du lecteur. Pourquoi? La confusion qui règne dans la tête du personnage principal quant à savoir qui il est réellement - clone ou humain? (si tant est qu'il y a une différence, ce que le roman met bien en lumière) -, phagocyte la narration. C'est là où le bât blesse. Ce qui demeure obscur pour le personnage principal, devrait ne pas l'être tout à fait pour le lecteur et le dosage des indices semés ça et là pour alimenter le questionnement, plus précis.
Terminé hier soir la lecture du premier roman de ma liste "franco-clones". (N.B. Si vous connaissez d'autres oeuvres de fiction pour la jeunesse évoquant la question du clonage, n'hésitez pas à m'en laisser la référence.)
Si je le compare aux romans que j'ai eu l'occasion de lire jusqu'à présent, celui de Thiès a ceci d'intéressant qu'il accorde une importance particulière aux répercussions sociales du corporatisme et du clonage. La "possession" d'un double est, dans l'univers d'Alpha Clone, l'apanage des riches - les "Alpha" -, ces grandes familles qui contrôlent les derniers espaces vivants de la planète. La perspective relève de la dystopie (un terme employé pour désigner, en science-fiction, le contraire de l'utopie), une vision d'horreur sur fond d'hégémonie corporative qui renvoie à notre propre réalité et qu'a bien mis en valeur, par exemple, le brillant documentaire The Corporation (avec Noam Chomsky, Naomi Klein et Michael Moore). Alpha Clone nous projette dans un futur probable où la caste supérieure du moment s'arroge le génome humain pour assurer sa propre survie, n'ayant que faire de celle de la planète et des êtres de basse extraction qui croupissent dans les marges des espaces habités par les riches. Mentalité de "psychopate" diraient les réalisateurs de The Corporation.
Altermondialement vôtre,
La Juvéniste
Commentaires
Pour ton info, l'illustrateur original de Alice de L.C. est John Tenniel. Je ne sais pas si c'est de celui-là dont tu parles. L'histoire d'Alice a été illustrée par tellement d'artistes.
Merci pour ta visite! À la prochaine! P.S. Pour les "silences", pas de problème, tu peux reprendre mon avatar et ma phrase.
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Ps pour le québec c'est toujours galère l'(arrivée des colis ou des lettres c'est tres français ça sont pas tres consciencieux c'est des fonctionnaires quoi !
MDRrrrrrrrrrrrrr!
A + si tu veux d'autres titres j'irai voir un peu a la FNAC si tu te sers pas là !