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Il y a toujours une première fois... Les aventures de Perrine et de Charlot, le premier roman québécois pour la jeunesse, a été publié en 1923. Il est l'oeuvre de Marie-Claire Daveluy, une femme"dépareillée" comme on dit chez nous: bibliothécaire, historienne, journaliste, etc. Commandé par la Société Saint-Jean-Baptiste (la SSJB: organisme oeuvrant pour faire reconnaître la spécificité de la culture et de la "race", dit-on à cette époque (ce qui serait très mal vu aujourd'hui!), canadienne-française), il apparaît tout d'abord en feuilleton dans le numéro inaugural de la revue québécoise pour la jeunesse, L'Oiseau bleu. Le caractère historique du roman - veine qui fera école tout au long des années '20 - n'est pas sans intention. La SSJB veut, de cette manière, éveiller la fibre patriotique des jeunes lecteurs canadiens-français. Il n'est pas rare, là où existe une littérature pour la jeunesse, que cette dernière émerge à un moment-clef de l'histoire. Sa naissance coïncide souvent avec une volonté délibérée d'éduquer la jeunesse et de modeler l'avenir des nations. Pour le meilleur ou pour le pire... |
La Juvéniste |
Commentaires
Pour ce qui est de Blyton, j'ai lu des dizaines de ses titres au cours de ma jeunesse. Au Québec, c'est l'édition Hachette "bibliothèque rose" qui est la seule disponible. Je crois, à ce titre, que Hachette est la seule maison d'édition de langue française qui possède les droits de ces oeuvres tant et aussi longtemps qu'elles ne tomberont pas dans le domaine public. Voilà! À bientôt!
Mais je pensais que peut-être une édition quebecquoise...comment dire, localisée, (langage) aurait pu voir le jour...
Par contre, aujourd'hui, en matière filmographique, il arrive souvent que les oeuvres québécoises soient, ou doublées, ou sous-titrées pour le public français, mais pas l'inverse. Probablement que les diffuseurs considèrent que l'argot français circule dans nos veines. ;-)
Le weekend dernier, je suis allée voir le film L'Esquive et je dois dire que j'ai ramé! Mais peut-être aussi que les Français ne fréquentant pas les cités ont eu les mêmes problèmes que moi! J'ai quand même fini par me faire l'oreille à ces airs et j'ai tout compris (bon... quelques mots m'ont échappés...)! Il semble donc que je sois trilingue... en français!!!
Jean-Yves Dupuis.
Au plaisir de prochaines visites sur votre site,
La Juvéniste
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J'en profite pour te poser une question, dont tu connais sûrement la réponse :
Au Quebec, quelles sont les éditions des livres d'Enid Blyton qui sont distribués ?
- Versions québecquoises ?
- Versions françaises ? (Hachette) ?
- Version nord-américaines ?