L'heure bleue

Publié le par La Juvéniste

L'heure bleue... entre chien et loup... Sur le "limen", la limite. Quand la nuit aspire le jour et que le jour respire la nuit.

 

Premiers clichés numériques. Montréal, été 2004

La Juvéniste 

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Alexane, Rodeuse 16/02/2007 18:36

Salut à toi, chère Juvéniste pleine d'émotions, et merci.
Puisque je me permets de citer ton blog, je t'envoie l'adresse du mien : alexanelhonna.skyblog.com
Je mettrai bientôt des textes inspirés par l'Heure Bleue et par Habit Rouge, si cela t'amuse d'y faire un tour, j'en serai ravie.
Bien à toi,
Alex

walsong 07/09/2005 11:05

J'adore le ciel tourmenté on voit le mouvement des nuées pour absorber les derniers points lumineux! J'aime les cieux nuageux ou orageux, plus de caractère peut-être, qu'un bleu profond, mais uniforme... (l'uniformité m'angoisse)
Bonne journée et bises de K à J et L

La Juvéniste 15/06/2005 03:34

Chère Angèle,Voilà une histoire bien jolie que celle du parcours qui vous a menée chez moi.Les histoires se croisent mais ne se ressemblent pas... Je connaissais la signification première de "l'heure bleue" à laquelle vous faites allusion (une heure mystérieuse, en effet; au Québec, le silence des lacs devenus complètement étales - miroirs sans rides - accompagne celui des oiseaux; un choeur muet...), mais "Mon" heure bleue découle d'un amour profond pour "L'heure mauve" (eh oui!) de Ozias Leduc, un peintre québécois qui occupe une place particulière dans mon mini-panthéon. Disons donc que j'ai légèrement triché... ma photographie aurait dû s'intituler "L'heure indigo" puisqu'elle propose en toile de fond ce bleu profond annonçant la tombée finale de la nuit, une version "intense" du moment mauve représenté par Leduc. Ce léger étirement chromatique aura permis que vous atterrissiez sur mon blog!Question d'ajouter quelques fils à la trame de cette toile qui s'étend à l'infini (nous sommes des anti-Pénélope!), je vous invite à découvrir ce tableau de Leduc que j'aime tant et qui vous attend à l'adresse suivante: http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Horizons/Fr/spi-d-211.htmlPour ma part, comme je ne connais pas Brina Svit, je m'empresse de faire mes devoirs...Merci pour ce passage chez moi. Au plaisir de vous lire à nouveau, J.

AngÚle Paoli 14/06/2005 13:37

Bonjour, chère Juvéniste,

J’ai découvert il y a peu le sens précis de cette expression « l’heure bleue ». Que j’avais exclusivement associée jusqu’alors au pseudonyme d’une amie internaute et au parfum qui lui avait servi de fil conducteur dans son choix.

Pour en revenir à la définition de cette expression très poétique (cet instant particulier où cesse momentanément le chant des oiseaux. À l’orée de l’aube. Instant de silence total. De paix intense pour certains, vaguement inquiétant pour moi), elle a été évoquée alors qu’une de mes amies et moi tenions un petit débat philologique. Ce qui nous a conduit à évoquer le cinéaste Eric Rohmer. Poète des limites. Étrange coïncidence, j’étais moi-même en train de lire le dernier manuscrit de mon amie Brina Svit, l’écrivain franco-slovène. Dont le pseudonyme « Svit » signifie précisément « L’heure bleue ». Intriguée par le réseau de correspondances qui était en train d’apparaître, j’ai entrepris une recherche qui m’a menée jusqu’à vous. La toile s’agrandit. Quant à Eric Rohmer, il a en effet réalisé en 1987 un film composé de quatre contes en forme d’apologues : « Quatre aventures de Reinette et Mirabelle ». Dans « L’heure bleue », deux jeunes filles, une petite campagnarde et une citadine, guettent le silence. Un silence semblable à celui qui règne dans la nature à la frontière de la nuit et de l’aube. Moment privilégié où le bonheur paraît enfin imaginable.
Comme vous le savez sans doute, Rohmer a également réalisé, en 1986, « Le Rayon vert ». Qui annonce l’esprit des « Quatre aventures de Reinette et Mirabelle. »
Le rayon vert est pour moi intimement lié à la Corse. Et à ce moment liminal et magique où l’ultime rayon de soleil rejoint l’horizon sur la mer. Pourtant, je n’ai jamais vu le fameux rayon vert que dans mon imaginaire.

La Juvéniste 28/04/2005 03:08

Bonjour Martine, quel compliment savoureux à lire! Bien que, malheureusement, je doive avouer(!) que "Ceci n'est pas un Magritte", je n'en demeure pas moins flattée que ma modeste photographie du ciel de Montréal soit comparée à une oeuvre de l'un de mes artistes préférés.
Je suis allée jeter un coup d'oeil au blog de la pèlerine et y ai été agréablement reçue. De magnifiques photos de voyage et des textes d'une belle intelligence (que je retournerai lire plus tranquillement). J'ai particulièrement apprécié ton personnage de "Cyrano" et ses répliques en forme d'exercices de style à la Queneau! Une belle découverte!
Heureuse de savoir que tu reviendras me rendre visite. Je te rendrai la pareille! À la revoyure, comme on dit dans nos campagnes québécoises. La Juvéniste