Interface

Publié le par La Juvéniste

Vivement le Maroc! Mais avant de pouvoir enfin poser les pieds sur le tarmac de l'aéroport de Casablanca, bien du boulot à abattre. J'annonce donc, pour la prochaine semaine, un Festival des brèves sur le blog!

 

 

Programme de la semaine (dans l'ordre ou le désordre)

1. Organiser mes notes (ordi, café, café, ordi); 2. trouver une carte de la médina de Casa (qui en aurait une?); 3. relire quelques ouvrages théoriques (entre autres, La traduction et la lettre ou l'auberge du lointain de Berman. Non, pas Bergman... pas de temps pour les films à partir d'aujourd'hui); 4. acheter une paire de sandales (mi-chic, mi-sport; une traduction contemporaine de la sandale originelle) et... 5. rédiger ma communication (café, café, ordi, café)

 

Esquisse du projet

LUNETTE D'APPROCHE - Délaissant l'approche thématique que je ne prise pas particulièrement mais qui m'aura tout de même été utile à Chicoutimi (cf ---> clones), je reviens (au naturel et au galop) à un discours plus théorique.

SUJET (ou, pour les puristes, OBJET) - Pas de clones... À l'instar du smog et de la chaleur caniculaire qui sévissent à Montréal et ramolissent le cerveau comme l'intellect, la répétition en recherche mène à la sclérose des neurones. Je travaillerai cette fois-ci - en mettant à contribution le modèle théorique que j'ai élaboré pour décrire, penser et analyser la littérature pour la jeunesse (ouf! un dada est un dada) - sur la traduction de la littérature pour la jeunesse.

 

 

CAS EXEMPLAIRE - Le roman Feed de M.T. Anderson. Un roman qui a fait fureur aux U.S.A. Publié en traduction chez Gallimard (2002) sous le titre Interface.

Quatrième de couverture

" Le plus génial avec l'interface c'est qu'elle sait toujours exactement de quoi on a envie - parfois même avant qu'on le sache soi-même. " Comme celle de tout être humain, la vie de Titus est en permanence conditionnée par son interface, un émetteur implanté dans son cerveau dès sa naissance. Jusqu'au jour où il rencontre Violet, incroyablement belle mais surtout étonnamment libre. Capable de penser par elle-même, elle veut résister à ce pouvoir qui contrôle les agissements et les désirs des hommes. Mais bientôt, l'interface de Violet se dérègle... Titus va affronter une vérité à laquelle rien ne l'a préparé... Un puissant roman d'anticipation entre humour noir et émotion.

 

 

PREMIÈRE ENTRÉE DE MON CARNET DE NOTES - La traduction du titre (feed ----------->interface) a pour effet d'évacuer l'aspect organique du processus de "meg feed" au profit d'un accent mis sur la technologie, beaucoup plus neutre. Ceci vaut aussi pour le nettoyage en règle - Bonjour Madame Blancheville (personnage d'une vieille pub télé québécoise de lessive) - des dialogues qui se voient expurgés des nombreuses expressions scatos ou vulgaires (Exit les "shit" et "fuckin'") de l'original. Autant de promesses d'une analyse intéressante...

Bref (j'ai sous-entendu plus haut que je serais brève), au boulot!

 

La Juvoccupée

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La Juvéniste 13/06/2005 23:30

Merci à vous deux pour vos commentaires et votre soutien!
La semaine sera looooooongue et les nuits courtes.
Ambre ----> Il est vrai que c'est un plaisir jouissif que celui de décortiquer ces mini-transformations du texte-source pour atteindre sa nouvelle cible linguistico-géographico-culturelle. Et je me lâcherai, ne t'inquiète pas! L'oeuvre que j'étudie est d'autant plus intéressante qu'elle est traduite sous le titre 'Interface' chez Gallimard. Or, la traduction est tout d'abord cela: une interface. J'aime bien cette double articulation sémantique que me donne d'entrée de jeu le corpus choisi.
Je n'ai pas eu le temps de passer par chez toi hier; je me reprends aujourd'hui! À bientôt! Amitiés.

K/S/W -----> Oui, je joue au télégraphe cette semaine. Bon, il faut dire que c'est déjà dans ma nature et que l''effort' ne sera pas très grand. On a tous notre style, et le tien est inimitable! J'aimerais bien avoir ce souffle au lieu de toujours tenter de concentrer en quelques mots les tonnes d'autres qui circulent dans ma matière grise. Mais on ne se refait pas.
Bonne idée que ce nouvel opéra! J'espère que tu nous fera au retour quelques articles sur ton voyage. La Turquie vue par Wally. Et ne t'ennuie pas de ton blog, tu nous reviendras encore plus pétante de dynamisme et nous y gagnerons au change. La grande travailleuseque tu es mérite aussi de se reposer un peu.
B de J et L à K

walsong 13/06/2005 22:45

Concision et vitesse de réaction accrues -Être bref pour gagner en efficacité (ce que j'aimerai ne pas noyer l'idée dans un fleuve verbeux des fois!) Ton style télégraphique dénote de ta détermination et de ton entrain. Sus à l'ennemi, pas de quartier. ton analyse est en bonne voie.La semaine commence très fort!

PS Atys ça commence demain! J'ai intérêt à balancer les articles très vite avant mon départ dimanche prochain pour la Turquie, il faudra d'ailleurs que je prévienne tout le monde sur mon blog. Snif, mine de rien, cela va me manquer! Remarques je vais peut-être écrire un nouvel opéra: "La Française en Turquie"...

B de S à J et L

Ambre 13/06/2005 19:39

O combien intéressante l'idée de déconstruction de la traduction, la question du pourquoi sous-jacent, l'interprétation sociale, commerciale, culturelle. Mais aussi le sens changé du texte, sa vérité gâchée ou sublimée, épurée ou dénaturée. J'adore ce genre d'étude. Lâche-toi !

Ambre