Toujours en voie de...

Croyait terminer demain. Conférence à l'arrêt. Se perdre volontairement encore une fois dans les voix(es) de (sur) la traduction. Nouvelles lectures: Venuti, Oittinen, Leo T. Chang. Relectures de passages importants: Schleiermacher, Gadamer, Meschonnic, Genette, etc. Quand le bateau tangue, je sais qu'il approche du port. Arrimages inédits. L'écriture me prend, mais ne me surprend pas. Signe qu'il manque quelque chose. Qu'il faut trouver. Chercher dans les failles. C'est là que se cache la lumière. MADE bientôt, sinon MAD...
La Juvobsédée
Commentaires
Très magnétique et "bretonien", ce mot fulgurance, ou quête du Graal ? "La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe,
magique-circonstancielle ou ne sera pas." En vous lisant, je me disais aussi que peut-être il faudrait parfois exercer un recours "contre" la pensée, car dans la dialectique pensée/poésie, la première s'exerce toujours au détriment de la seconde. J'en viens parfois à ne pas désirer "lever le voile" ou (autrement dit) à ne pas vouloir ouvrir "les portes de corne et d'ivoire". Et dans le même temps, je me dis que par là c'est de ma peur (horreur sacrée ?) que je parle. Comme si la poésie était de connivence avec la folie.
Mais je te fais confiance sur ce sujet, tu es assez tenace pour découvrir le fauteur de troubles...
Bises de la dragonne
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"le silence tout à coup tombe
au milieu du langage [...]
rien n'est jamais rendu à son origine
et pourtant cela qui se disait sans mots
appelle à la fois les mots et par eux
une substance originelle
quelque chose
d'inarticulé une pénétration définitive [...]
le visible est un gouffre inversé
il jette sa profondeur au visage
en même temps qu'il la creuse dans la surface
son secret peut-être est chez les morts
sa porte dans nos yeux [...]
Bernard Noël, Les Yeux dans la couleur, P.O.L., 2004, pp. 121-124.