Carnets d'une juvéniste

 

Une juvéniste dans la blogosphÚre. B-logos-sphÚre: la sphÚre de la parole.

 

Dimanche 7 août 2005

 

Dévoilement... du blog d'Ausenta

Dédoublement de la Juvéniste. Voilà l'effet des derniers jours. Alors que je tentais de me faire toute petite sur OB, l'Autre est arrivée. Et je me suis apparue...

Entre les sessions de travail intensif au terme desquelles, demain, je gagnerai le droit de prendre des vacances, je me suis - en fait - amusée. Inspirée en cela par mon Lulu de fils merveilleux qui vient de créer un nouveau et très joli blog, j'ai décidé de faire de même... Au retour des vacances, donc, Ausenta - mon double - reviendra en même temps que la Juvéniste dans les terres overbloguiennes.

La Juvalterégoïsée

P.S. Je pars demain, mais ma maison virtuelle demeure ouverte, de même que la datcha d'Ausenta.

Déjà là en pensée, je vous envoie des bises de l'Île-du-Prince-Édouard

Dimanche 31 juillet 2005

Du temps aléatoire...

 

Plongés dans le soleil, médina de Fès, juillet 2005

Temps aléatoire des vacances déjà commencé. Les carnets d'une juvéniste se la coulent douce pour le mois qui vient. Hors focus. Du 8 au 21 août, je serai à l'Île-du-Prince-Édouard. Le rouge des teinturiers de Fès ira s'entremêler sur les cartes numériques à celui des terres maritimes canadiennes. Je reviendrai fraîche et dispose pour reprendre et le travail, et les carnets. Éblouie, je l'espère... tout autant qu'au cours des dernières semaines.

Je vous souhaite à toutes et à tous de très belles vacances. Quelques petites notes, peut-être, d'ici le 8 août, puis un peu de silence, donc, avant de reprendre mes déambulations sur la b-logos-sphère. Je pense à vous.

Le Juvaurepos

Mercredi 27 juillet 2005

Sur la route des capucines...

 

 Au pays des capucines... Voilà où j'étais au cours de la dernière semaine. Un coup de tête, un autre, une réservation au Gîte la Capucine, la rencontre avec Julie et Alcide. La cuisine d'une chef, une grande, et les meubles raffinés d'un artisan designer. Tout pour le confort des pauvres corps endoloris par le travail et la  vie urbaine, vitesse "mach 3".

 

Carnets d'une juvéniste au repos (extraits)

SUR LE SEUIL (...) Au téléphone, Alcide vante déjà les talents de sa Julie. De l'amour et de l'admiration dans ces compliments qui n'ont rien à voir avec le commerce. Il y a ce désir de faire le bonheur des autres, celui de recevoir l'étranger comme s'il était chez lui. De fait, deux minutes après avoir passé le seuil de La Capucine, l'impression d'avoir déjà fréquenté l'ancienne maison du notaire de Saint-Placide s'impose et, d'ores et déjà, on se promet de revenir goûter la gentillesse et la chaleur de ses hôtes.

 

 LE FESTIN... DE JULIE (...) Le potage frais, les cailles sauce aux cerises, le gratin de pommes de terre, l'éventail coloré des légumes. Sanglier, autruche, terrines fines, bouchées à l'avenant, baluchon de pâte phyllo, fromage Oka et pommes, etc. La subjugation totale, le plaisir entier. Manger comme on consomme un tableau dans un musée. J'ai dû laisser là les mots de mon livre. Julie parle toutes les langues; ses petits végétaux ciselés racontent sa passion sur fond de porcelaine grège. Ici, pas de titres ampoulés, les plats ont pour nom la description qu'en fait Julie, des plats-périphrases qu'on voudrait pouvoir lire et relire.

 

La Juvemportée

Mercredi 29 juin 2005

En jachère pour une petite quinzaine... partie en terre marocaine

 

La voisine américaine. Autre pays, autres ailes...

Départ samedi... vroom..

L'Américaine à l'aile bleue de la rue voisine a quitté ses quartiers d'hiver et la Juvéniste, elle, ouvre ses ailes diaphanes. Objectif: échange de chaleur, Montréal-Casa.

Air France. Embarquement des passagers. Arrêt Roissy. Revroom... Arrivée. Casablanca en cadeau d'anniversaire.

Travail sous le soleil. Casa, Fès, Meknès.

Chers Vous, l'ombre de la Juv (d.) vous accompagne... Lisez en cachette pendant que je suis partie!

 

Des terres du nord...

Minganie, l'Île-aux-Perroquets (un soir de promenade avec les baleines et les oiseaux-perroquets, les macareux-moines. Lumières étonnantes d'août 2003)

 

... aux portes du sud.  Sur les franges d'un monde différent. Ila-l-lika.

 

 

La Juvenpartance

Lundi 13 juin 2005

Vivement le Maroc! Mais avant de pouvoir enfin poser les pieds sur le tarmac de l'aéroport de Casablanca, bien du boulot à abattre. J'annonce donc, pour la prochaine semaine, un Festival des brèves sur le blog!

 

 

Programme de la semaine (dans l'ordre ou le désordre)

1. Organiser mes notes (ordi, café, café, ordi); 2. trouver une carte de la médina de Casa (qui en aurait une?); 3. relire quelques ouvrages théoriques (entre autres, La traduction et la lettre ou l'auberge du lointain de Berman. Non, pas Bergman... pas de temps pour les films à partir d'aujourd'hui); 4. acheter une paire de sandales (mi-chic, mi-sport; une traduction contemporaine de la sandale originelle) et... 5. rédiger ma communication (café, café, ordi, café)

 

Esquisse du projet

LUNETTE D'APPROCHE - Délaissant l'approche thématique que je ne prise pas particulièrement mais qui m'aura tout de même été utile à Chicoutimi (cf ---> clones), je reviens (au naturel et au galop) à un discours plus théorique.

SUJET (ou, pour les puristes, OBJET) - Pas de clones... À l'instar du smog et de la chaleur caniculaire qui sévissent à Montréal et ramolissent le cerveau comme l'intellect, la répétition en recherche mène à la sclérose des neurones. Je travaillerai cette fois-ci - en mettant à contribution le modèle théorique que j'ai élaboré pour décrire, penser et analyser la littérature pour la jeunesse (ouf! un dada est un dada) - sur la traduction de la littérature pour la jeunesse.

 

 

CAS EXEMPLAIRE - Le roman Feed de M.T. Anderson. Un roman qui a fait fureur aux U.S.A. Publié en traduction chez Gallimard (2002) sous le titre Interface.

Quatrième de couverture

" Le plus génial avec l'interface c'est qu'elle sait toujours exactement de quoi on a envie - parfois même avant qu'on le sache soi-même. " Comme celle de tout être humain, la vie de Titus est en permanence conditionnée par son interface, un émetteur implanté dans son cerveau dès sa naissance. Jusqu'au jour où il rencontre Violet, incroyablement belle mais surtout étonnamment libre. Capable de penser par elle-même, elle veut résister à ce pouvoir qui contrôle les agissements et les désirs des hommes. Mais bientôt, l'interface de Violet se dérègle... Titus va affronter une vérité à laquelle rien ne l'a préparé... Un puissant roman d'anticipation entre humour noir et émotion.

 

 

PREMIÈRE ENTRÉE DE MON CARNET DE NOTES - La traduction du titre (feed ----------->interface) a pour effet d'évacuer l'aspect organique du processus de "meg feed" au profit d'un accent mis sur la technologie, beaucoup plus neutre. Ceci vaut aussi pour le nettoyage en règle - Bonjour Madame Blancheville (personnage d'une vieille pub télé québécoise de lessive) - des dialogues qui se voient expurgés des nombreuses expressions scatos ou vulgaires (Exit les "shit" et "fuckin'") de l'original. Autant de promesses d'une analyse intéressante...

Bref (j'ai sous-entendu plus haut que je serais brève), au boulot!

 

La Juvoccupée

Jeudi 9 juin 2005

(source) 

À tous ceux qui passeront par ici pour voir si j'ai fait le devoir que m'a donné mon ami Victor, le lutin...

 

Sachez que c'était déjà fait!!! Nan! Il faut prendre un chemin de traverse pour venir corriger ma copie! Par ici la sortie...

---------->>>>> QUESTIONNAIRE DES LIVRES <<<<<----------

 

La Juvéniste

Lundi 6 juin 2005

C'est confirmé. Je m'envole pour le Maroc début juillet. Une dizaine de jours seulement, pour le travail: un colloque se déroulant dans trois villes: Casablanca, Meknès et Fès. Un rêve de voyage que je caresse depuis longtemps.

Quelques jours dont je souhaite profiter au maximum, même si la plupart d'entre eux me verront confinée dans les universités des trois villes de notre "tournée" scientifique.

Je me suis donc remise à l'arabe, une langue que je ne maîtrise pas, mais dont, il y a quelques années, j'avais fait l'effort d'approcher tranquillement la version classique. Aujourd'hui, à trois semaines du départ, c'est plutôt du côté de L'Arabe tout de suite! :-) que convergent mes efforts. En sous-titre: "Pour être opérationnel en deux à trois semaines"! Il y a là une promesse qui me laisse un peu pantoise, mais je suis une bonne petite élève et je répète tous les jours les exercices de prononciation, de vocabulaire:

 

"J'ai faim" = "anâ jawcan" (j'adore la cuisine marocaine!)

"J'ai soif" = "anâ catchân" (nous serons en juillet, en pleine canicule)

"J'ai sommeil" = "anâ nacsân" (il faudra bien que je me couche malgré tout)

"Je suis contente" = "anâ masrroûrra" (une phrase que je répéterai souvent)

 

 

Je me suis rappelée en relisant quelques règles grammaticales, que le "Je suis" disparaît en arabe au profit de la phrase nominale: "anâ sacîda", je suis contente, se traduit, en "moi heureuse". 

 

"Anâ". Moi. Et le "je" "être" qui s'éclipse. Se fondre dans l'inconnu, laisser là ma petite personne, traverser les frontières, me perdre en terra incognita, voilà mon désir. Je me retrouverai autre et différente, après.

 

Voilà tout ce que je me promets...

 

La Juvexploratrice

 
 
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